En quoi les produits L'ARBRE VERT sont-ils biodégradables ?
La biodégradabilité est la capacité pour une substance d'être dégradée en substances plus simples par les micro-organismes présents dans les eaux ou dans le sol. De même que les aliments sont digérés et fournissent l'énergie et les matières premières dont notre organisme a besoin pour vivre, les micro-organismes digèrent les matières organiques, qu'elles trouvent pour survivre et se multiplier. Ce processus peut s'appliquer à toutes les substances organiques, qu'elles soient d'origine naturelle comme celles qui constituent le bois, le pétrole, le corps des animaux ou d'origine synthétique comme les produits de la chimie tels que les médicaments, les matières plastiques de toute nature, les savons qui dérivent de matières grasses végétales ou animales et bien sûr les agents de surface. Ces substances organiques sont toujours composées de carbone, d'hydrogène, parfois d'azote et de soufre.
Leur digestion, alors appelée biodégradation, transforme la substance en départ. Elle est décomposée en donnant principalement du gaz carbonique par oxydation du carbone comme dans la respiration, de l'eau, des sels minéraux à partir des éléments tels que le soufre ou des substances intermédiaires qui serviront de constituants cellulaires des micro-organismes (biomasse).
C'est abusivement que l'on parle globalement de biodégradabilité des détergents. En effet, les détergents sont des produits dont la formulation est complexe et inclut le plus souvent de nombreux ingrédients qui ne se comportent pas de la même façon après leur rejet. Il convient d'évaluer séparément la biodégradabilité de chaque substance entrant dans sa composition, De plus la notion de biodégradabilité n'a de sens que pour les substances organiques et ne s'applique pas aux substances minérales telles que celles contenues dans les détergents (par exemples les zéolites, les sulfates, les carbonates, les silicates).
Les différentes biodégradabilités
La biodégradabilité est une capacité, une possibilité. La biodégradation est le résultat effectif qui varie considérablement selon les conditions rencontrées dans la nature ou dans les essais destinés à reproduire ces conditions.
- En présence d'oxygène dans le milieu, la biodégradabilité est dite « aérobique », le carbone est bien oxyde en gaz carbonique. C'est ce qui se passe dans les eaux bien aérées, dans les stations d'épuration où l'on insuffle de l'air ou de l'oxygène dans les bassins d'épuration.
- En l'absence d'oxygène, la biodégradation est dite « anaérobique ». D'autres micro-organismes vont intervenir et en dernier ressort, si la biodégradation est complète, le carbone sera transformé en méthane (le gaz des marais), comme cela se produits parfois dans le sol, dans les eaux peu aérées, dans la panse des ruminants.
- Si la dégradation est complète, la biodégradation est dite finale
La substance de départ a été transformée en milieu aérobique en gaz carbonique, eau, sels minéraux et biomasse. Le niveau de biodégradation finale est le pourcentage de substance initiale ainsi transformé. Ce niveau dépend de la capacité intrinsèque de la substance à être biodégradée et des conditions du milieu où se déroule la biodégradation, telles que la quantité et la variété des micro-organismes présents, la concentration de la substance ans le milieu, la teneur et le renouvellement en oxygène, la température, la durée du contact de la substance avec les micro-organismes (de quelles heures en station d'épuration, de quelques jours en rivière des mois et des années en mer), etc.
La biodégradabilité est dire primaire lorsque la dégradation de la substance est suffisante en milieu aérobique pour que disparaissent certaines de ses propriétés. Dans le cas des gents de surface, il s'agit de la perte du pouvoir tensioactif, celui qui contribue au pouvoir nettoyant en détachant et bloquant les salissures dans l'eau. Pour certains agents de surface, c'est lui qui est aussi la cause du pouvoir moussant autrefois à l'origine de certaines nuisances dans les eaux de surface.
Dans les essaie de biodégradabilité on va simuler les conditions que les substances vont rencontrer dans l'environnement. C'est pourquoi le pourcentage de biodégradation ou la qualification de la biodégradabilité n'a de sens que si l'on précise les conditions de mesure.
C'est ce que fait d'ailleurs le règlement européen lorsqu'il impose des valeurs minimales à la biodégradation finale de tous les agents de surface des détergents, quelle que soit leur catégorie, agents de surface anioniques, non ioniques, cationiques, amphotères. Dans les tests officiels permettant d'évaluer la biodégradabilité finale, il faut que 60% (ou 70% dans certains tests) de la substance soient transformés en gaz carbonique pour que la biodégradabilité soit considérée comme pratiquement totale. En effet une autre partie de la substance a été dégradée et transformée en biomasse et ne peut donc pas se retrouver sous forme de gaz carbonique. Dans ce type d'essais, il est donc naturellement impossible d'obtenir une transformation de 100% en gaz carbonique.
Avec une quantité de gaz carbonique produite au cours de l'essai d'au moins 60%, la quantité de substance non dégradée ou seulement partiellement dégradée est alors très faible, de l'ordre du pourcent.
Ce seuil de 60% (ou 70%) de biodégradation finale est nettement plus sévère que les 90% de biodégradation primaire précédemment imposés aux seuls agents de surface anioniques et non ioniques, ces deux catégories constituant toujours la très large majorité des tensioactifs utilisés dans les détergents.



